Les gestes simples

Notre exposition aux ondes électromagnétiques est constante dans nos lieux de vie et de travail. Par des gestes simples, nous pouvons en limiter les effets.

Le contenu ci-dessous a pour objectif de vous faire prendre conscience de votre exposition et de vous rendre autonomes sur votre bien-être au quotidien. Il propose des solutions que vous pourrez appliquer dans la vie de tous les jours. Vous trouverez des conseils de bonnes pratiques concernant votre chambre, votre bureau, votre pièce à vivre, votre cuisine et l’utilisation de votre téléphone mobile.

Au-delà de cette première approche très accessible qui vous permettra de poser les premiers gestes efficaces et d’adopter de bons réflexes, un diagnostic professionnel peut se révéler utile dans des lieux à problème. Il est aussi recommandé si vous souhaitez affiner les corrections et mieux caractériser votre exposition aux ondes électromagnétiques chez vous ou au bureau.

Electrosensibilité

La sensibilité aux ondes électromagnétiques se rapproche fortement de ce que nous appelons couramment le « capital soleil », c’est-à-dire une sensibilité aux rayonnements UV qui peut, lorsqu’un seuil de saturation est atteint, déclencher des réactions en chaîne avec l’apparition de symptômes mineurs jusqu’à la flambée de pathologies lourdes.

Lorsque le seuil d’exposition spécifique à chaque individu est atteint, l’entrée dans la pathologie de l’électrosensibilité peut être immédiate. Elle peut, du jour au lendemain, devenir contraignante et source d’inconfort. Il existe aussi des cas d’exposition aux ondes artificielles d’intensité peu élevée mais durable entraînant des effets similaires.

Les différents types de pollutions électromagnétiques

Les systèmes de communications et technologies sans fil génèrent un brouillard d’ondes invisibles, nommé « électrosmog », mélange d’ondes radio, d’hyperfréquences (micro-ondes), de basses et d’extrêmes basses fréquences.

Voici quelques-unes des sources principales d’électrosmog :

  • Technologies utilisées pour la téléphonie mobile (71,8 millions d’abonnés en France pour 66 millions de français, 99268 sites d’antennes relais au 1er janvier 2016.)
  • Wifi créé à l’origine pour un usage de réseau informatique et utilisé maintenant pour bien d’autres fonctions (baby-phones, consoles de jeu, téléphonie, internet et TV sur tablettes (type iPad), sur téléphones portables et iPod). Le Wifi est activé dans plus de 70 % des foyers, souvent à l’insu de son propriétaire car préprogrammé par défaut par les opérateurs au moment de la livraison de la « box », même en utilisant les câbles. Il est disponible dans de nombreux lieux publics, alors même que cette technologie est interdite dans les écoles en Angleterre, en Allemagne et en Autriche et qu’un rapport parlementaire récent préconise de faire de même dans toutes les écoles d’Europe, jetant le trouble sur l’avenir de l’usage des tablettes PC et des tableaux numériques en voie de déploiement dans l’enseignement.
  • Les téléphones sans fil domestique de type « DECT » ont leur base qui émet en permanence, à de très rares exceptions près, dès qu’ils sont connectés au courant. Ils émettent le même type d’ondes que ceux d’antennes de téléphonie mobile tout en étant plus proches des habitants de la maison ou des employés au bureau.
  • Les autres techniques sans fil de type Wi-max, Bluetooth, Tétra, TNT.

Les risques liés à ces champs électromagnétiques ne pas couverts par les assurances… Pourtant, en date du 6 mai 2011, une résolution du conseil de l’Europe est adoptée pour mettre en garde les différents pays de l’Union sur « Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leurs effets sur l’environnement ». Toute ressemblance avec le risque OGM, nucléaire et nano-technologique est fortuite…

La particularité de ces ondes est qu’elles agissent sans que nous puissions nous en douter puisqu’elles sont inodores, invisibles et non audibles pour la majorité d’entre nous. Cependant, des personnes sensibles en ont développé une sensibilité, volontairement ou non, les ressentent, parfois de manière douloureuse.

Atténuations des pollutions électriques

Les effets des pollutions liées au câblage électrique et à l’utilisation de la fée électricité sur la santé sont depuis très longtemps démontrés. Pourtant, ils sont toujours sous-évalués.

Il y a trois paramètres ici à prendre en compte et éventuellement à analyser et faire mesurer, en plus du champ électrostatique lié aux frottements et aux matières ainsi qu’à un faible degré d’hygrométrie des pièces :

  • Le champ électrique :

Il court le long de tout câblage sous tension, que nous nous servions ou non des prises et des objets branchés dessus. Ce champ est nul dans le cas où nous utilisons du câblage blindé. Le blindage a la capacité de contenir le champ à l’intérieur du câble et de l’évacuer vers la terre, lorsque la prise est correctement conçue.

Le champ électrique se répartit le long des câbles électriques non blindés dans les murs, depuis le départ du tableau électrique jusqu’à la lampe ou les prises disposées partout dans la maison. Idem pour les radiateurs électriques qui génèrent un champ électrique important s’ils ne sont pas branchés sur une prise avec une terre fonctionnelle.

  • Le champ magnétique :

Il est généré par l’utilisation du courant. Nous le trouvons à petites doses le long des fils électriques. Il varie selon l’intensité de l’utilisation et l’éloignement entre les deux fils de phase et de neutre. Nous trouvons aussi du champ magnétique sur les moteurs en fonctionnement et sur tous les bobinages de transformateurs. Ces champs magnétiques sont mesurables autour des lignes à haute tension qui amènent le courant de la centrale électrique jusqu’aux différents transformateurs de quartier.

Là aussi, certains types de chauffage électrique, notamment les dalles anciennes, peuvent générer un champ magnétique important à surveiller. Idem pour certains types d’appareils électroménager, notamment les plaques à induction qu’il est recommandé d’éviter.

  • La prise de terre :

    • Primordiale pour la sécurité électrique.

La première utilité de la prise de terre est de maintenir la sécurité physique des personnes en cas de dysfonctionnement électrique. Dans les installations ou les appareils électriques, les conducteurs sont normalement isolés entre eux. Lorsque la qualité des isolants s’altère, des courants de fuite apparaissent entre les conducteurs. Ces défauts peuvent avoir des conséquences graves, d’une part pour les personnes avec le risque de choc électrique, d’autre part pour les biens avec le risque de court-circuit pouvant induire un incendie. En France, la tension qui s’écoule dans les câbles électriques de nos habitations est habituellement de 230 Volts. C’est suffisant pour causer des chocs très dommageables sur tout être vivant qui serait en contact direct avec l’un des conducteurs électriques (personnes ou animaux dans les élevages). La mise à la terre du circuit électrique constitue une « porte de sortie » pour les courants de fuites et permet d’éviter les risques qui y sont liés comme l’électrocution.

  • La prise de terre, indispensable pour l’évacuation des pollutions du champ électrique.

L’autre côté indispensable de la prise de terre est sa capacité à décharger les tensions vagabondes qui circulent à proximité des câbles et appareils électriques, et d’évacuer les champs électriques captés par phénomène d’induction par les différents matériaux plus ou moins conducteurs. Les pollutions du champ électrique émises par les tensions vagabondes cherchent avant tout à retourner à la terre par le plus court chemin possible. Ce chemin est celui qui lui offre la plus faible résistance : la Terre.

Notez que plus les matériaux sont conducteurs, plus ils vont attirer les charges du champ électrique. Dans le cas des maisons en bois, paille ou en béton de chanvre, considérées comme écologiques, ces matériaux, particulièrement conducteurs de champ électrique, feront rayonner l’ensemble de la maison en champ électrique 50 Hertz, perturbateur de la santé. Un blindage raccordé à la terre des fils électriques sera alors nécessaire au moment de la construction.